en vadrouille... | |||||||||
God save the Queen... and the Cheddar17 décembre 2010… Enfilés chapeaux melon et bottes de cuir, bravés les flocons en Eurostar et nous voilà prêts à savourer la féerie d’un Christmas londonien.
Saupoudrée de neige, et de décorations de noël, la ville est magique (et casse-gueule, accessoirement) ! On sillonne bien sûr les grands classiques incontournables, Picadilly, Coven Garden, Soho, South Kensington, Westminster, Camden … On lèche les vitrines des grands magasins aux vitrines décorées comme Harrods et surtout Fortnum and Mason… Big Ben est bien toujours à la même place et la Norvège n’a pas manqué d’offrir encore cette année le gigantesque sapin de Noël installé à Trafalgar Square et au pied duquel on vient écouter les christmas carols en fin de journée. Il fait bien froid dehors, alors on se réchauffe au Museum d’histoire naturelle, à la Tate, à la National Gallery ou dans les pubs, autours de pies diverses, de soupes et autres fish and chips, voire de high tea chez Richoux…
Se jouant des flocons, Flo et Morgane, ont bravé les airs pour un rendez-vous au pied du sapin de Trafalgar… ça vaut bien un gâteau d’anniversaire, ça, tiens … La classe, quand même de souffler ses bougies ici, Flo !
Et parce que quand même, une comédie musicale à Londres, c’est de bon ton, on n’a pas manqué d'aller GrRRhhHh !!! … voir The Lion King on stage, sur les conseils avisés de Nikki et de Lili. Wahaou ! on en prend plein les mirettes. ; Simba, Timun et Pumba… on est dans la savane, ça éclate de chants de couleurs. Mais chut ! je ne dis rien de plus …
Publié à 21:52, le dimanche 2 janvier 2011, dans bOUts Du mOndE, Londres Mots clefs : Dominus illuminatio mea
Oxford, XIIe siècle... les pieds dans la neige, on déambule dans la dentelle de pierre des clochers gothiques des 39 colleges qui forment l’Université. La petite ville, façonnée autour, a gardé son allure médiévale. L’ambiance est magique sous les flocons et on s’imagine volontiers en robe noire, livres sous le bras, traversant les couloirs pour atteindre les salles de cours ou avec un balai pour rejoindre le terrain de quidditch. Les immenses parcs offrent des paysages féeriques… ahhh !!! Une ville-université médiévale ! What else ?!?
Publié à 21:44, le dimanche 2 janvier 2011, dans bOUts Du mOndE, Oxford Mots clefs : walk around the clockOn se laisse couler jusqu'à Greenwich en bateau, le long de la Tamise. Les berges de l’east side liftées laissent voir de belles reconversions de vieux bâtiments industriels en logements classieux ou de nouveaux quartiers d’affaires.
Greenwich est tout recouvert de neige et les bâtiments blancs du Royal Naval College, du Musée National de la Marine et de la Queen’s House se fondent dans le paysage. Les luges dévalent en courses folles la colline de l’observatoire royal situé au centre d’un magnifique parc ; on se croirait presque dans un tableau de Bruegel…
Villégiature royale aux XVII et XVIIIe siècles, le lieu a gardé un air tout mignon, hors de l’agitation de la capitale dont on voit pourtant en fond les buildings..
Publié à 16:49, le dimanche 2 janvier 2011, dans bOUts Du mOndE, Londres Mots clefs : blow, blow, blow thou winter wind... |
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| une sirène, des couloirs sombres, les murs placardés de cartes indiquant l’avancée des troupes par des punaises de couleurs, des téléphones, des télégraphes, des chambres spartiates…
Le cabinet war room, centre du pouvoir britannique, antre de Churchill pendant la seconde guerre mondiale, situé sous les pieds des passants entre le parlement et les bureaux du 1er ministre. |
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En 1945, on a éteint les lumières et fermé la porte, laissant les lieux en l’état jusqu’à ce que le Parlement décide de le préserver comme site historique et le rendre accessible au public…
Londres vu d'en dessous... |
Sweet thoughts To Nikki : really enjoyed your lessons this year and hope to meet you soon again for a face/face.To Lili : Hope you’ll spend a thrilling time in this incredible city
Quelque part sous le soleil du Bosphore, entre l'Asie et l'Europe ...
Ouai, on sait, on abuse… mais on peut pas s’en empêcher… et puis c’était mon anniversaire, et fêter ses 33 ans à Hong-Kong, c’est quequ’chose quand même !
Le choix de la destination a dû en surprendre quelques-uns qui ont dû se demander qu’est ce qu’on allait bien faire là bas. Et bien, figurez-vous qu’on y serait volontiers resté encore un bon moment si on avait pu. Le nuage de cendres du volcan islandais a presque failli nous y aider, mais c’était sans compter notre débrouillardise et un peu de chance…
On est arrivé le 9 avril, après un très long voyage avec Emirates. On a quand même eu la chance de voler à bord du A 380 entre Paris et Dubai… Ben, quand même, c’est confort. Je sais que certain sont un peu déçus de ce gros avion (n’est-ce pas Fred ?), mais on ne peut pas nier qu’on est franchement à l’aise dans les larges fauteuils, qu’un effort est fait sur les menus, que l’équipement vidéo est plus que sympa et que l’équipage semble sorti tout droit d’un défilé de mode (en tout cas, nos hôtesses étaient sublimes !). Bref, le A 380 est énorme, on ne sent rien du décollage et de l’atterrissage et ça me va tout à fait !
HK, c'est là :
On connaît pas forcément bien HK, si ce n’est l’image de la sublime skyline. Alors, pour commencer, un petit topo, parce que sinon, ça va être compliqué à vous faire imaginer.
Suite aux guerres de l’opium, HK (qui signifie « port aux parfums », hummm !) est resté colonie britannique pendant plus d’un siècle, et a été rétrocédé à la Chine en 1997. Pour éviter une incompatibilité politique, économique, législative et culturelle évidente, HK s’est vu accorder le statut de RAS (région autonome spéciale), selon le principe « un pays, deux systèmes ». C’est pour ça, par exemple, qu’on n’a pas besoin de visa pour séjourner à HK, contrairement à la Chine continentale, que la monnaie est le dollar hongkongais et non le yuan et qu’aux Jeux Olympiques, on peut voir une équipe arborant ce drapeau
et une arborant celui-là
En fait, ce qu’on appelle Hong-Kong est constitué de 3 territoires différents :
L’île de HK : premier espace colonisé par les anglais, en 1842, cœur politique et économique de la région, mais qui représente moins de 10% du territoire.
Kowloon : extrémité sud de la péninsule, face à l'île. En grande partie passée sous contrôle britannique en 1860.
Les nouveaux territoires : régions prises en bail par les britanniques en 1898. Environ 80% de la surface de HK, comprenant les terres situées au nord de Kowloon et quelques 260 îles, plus ou moins grandes et plus ou moins peuplées baignant dans la mer de Chine.
On imagine souvent HK toute en gratte-ciel, hyper urbanisée. C’est vrai, mais en partie seulement ; du fait des reliefs montagneux, seulement un cinquième du territoire est constructible, ce qui laisse la place à de vastes parcs naturels. La population se concentre donc sur peu d’espace, et plutôt à la verticale. Et entre toutes ces barres, de grands parcs de verdure…
Premier contact avec la ville : Sham Shui Po, quartier populaire situé au nord de Kowloon. Il fait nuit quand on sort du métro. Il y a du monde partout, il fait bon, mais l’air est lourd d’humidité. Ici, la vie se passe dans la rue : multitude d’enseignes illuminées, odeurs de cuisine de rue et de beignets, attroupement de badauds devant le petit téléviseur d’un magasin de DVD qui passe un film de kung-fu, …
Il y règne ici un petit côté Blade Runner dans le décor… C’est là qu’habite Raphaèle, une amie de mon cher cousin Régis. Chouette rencontre, parce que Raphaèle est chouette et super sympa. Elle nous accueille pour notre première nuit hongkongaise et se transforme en guide pour nous faire découvrir sa ville. On retrouve avec un plaisir infini les grands gobelets de lait de coco ou de jus de fruit avec les grosses perles de tapioca rouges qui va constituer notre douceur journalière…
Nos premières impressions confirment nos attentes : ce séjour commence bien et s’annonce plein de promesses… Hong-Kong, nous voilà !
Notre camp de base, le Kum Loong hotel, sur Nathan road, l’axe principal de Kowloon. Super bien situé, propre et calme, avec une cage d’escalier bien pourrie (mais totalement « typique » !) qui n’a rien à envier à Chungking mansions.
Chungking mansions, c’est un peu l’endroit mythique des routards, un vaste bloc construit 36-44 Nathan road ,dans les années 1960, à l’état sanitaire et de sécurité plus que douteux et réputé comme tel (ce qui sans doute ajoute à son caractère très attractif et « pittoresque »).
Ici, on mange, on dort, on fait du business, on deale, on glande, on flâne… l’immeuble abrite des restaurants, des (tout) petits magasins divers et variés, agences de change, de voyage, d’informatique, bimbeloteries, bijouteries, nourriture, fringues, et des hôtels réputés pour être les moins chers de la ville. Il coexiste une variété ethnique bien sympathique (on dénombrerait 120 nationalités !) : afro, indiens, népalais, asiatiques et puis les touristes européens et américains avec leur énormes sacs à dos qui attendent patiemment devant les petits ascenseurs pour monter dans les étages… Là, une vidéo que Raph avait déjà mis en lien sur son blog et qui donne une bonne idée de l’endroit :
http://www.youtube.com/watch?v=Owf7mHiTS4Q
Clin d’œil, forcément, à Chungking express, petite merveille des jeunes années de Wong Kar Wai, que je vous invite fortement à voir si ce n’est pas déjà fait (je peux vous fournir, bien entendu…)
Parce qu’être en Chine sans voir Isa aurait été inconcevable et parce que s’offrir des cadeaux d’anniversaire à HK, ça a de l’allure (eh oui, j’était pas toute seule à souffler les bougies), notre shanghaïenne préférée nous a rejoint le temps du week-end pour sillonner l'île de HK et kowloon.
Hong kong island…Ferry pier
Central occupe le nord de l’île de HK, et fait face à Kowloon. C’est le quartier des affaires, c’est là que se trouvent ces gigantesques buildings qui accueillent les sièges des multinationales et donnent à HK sa skyline si célèbre. On s’en lasse pas...
De nuit, de jour, avec les bateaux la baie est magnifique et très photogénique. Les bâtiments rivalisent d’esthétisme et de prouesses techniques dans leur forme, leurs matériaux, leur rendu plastique, jeux de reflets… pourtant, l’ensemble est harmonieux, splendide ; en bref, ça la pète grave !
Dès le début de la colonisation britannique, le lieu a été le centre administratif, commercial et financier de HK et le transfert de souveraineté n’est rien changé. Il faut croire que le Feng Shui est particulièrement favorable ici…
Le Feng Shui, vous connaissez ? C’est très tendance aujourd’hui en occident, mais c’est en fait est un art taoïste millénaire auquel les chinois se réfèrent pour concevoir leurs cités, construire les maisons et inhumer les morts. Littéralement vent et eau, le Feng Shui vise à harmoniser l'énergie environnementale (Qui) d'un lieu, pour favoriser la santé, le bien-être et la prospérité de ses occupants. Le monde des affaires consulte encore les maîtres en Feng shui pour décider de l'implantation de leurs bureaux et c’est particulièrement le cas à HK.
La particularité de HK est d’avoir su parfaitement faire coexister deux univers ; l’un fait d’hyper-modernité et un autre pétri de culture traditionnelle chinoise, avec un soupçon d'ambiance rétro. D’une rue à l’autre on passe d’une ambiance à l’autre ; dans le quartier des affaires passent les vieux trams ; bouchers de rue, vendeurs de légumes, de plantes médicinales, de souvenirs sont installés au pieds des buildings... Soho, Hollywood road, upper Lascar Row, western market, Wing lok street ("rue du gingsen et des nids d'oiseaux"), Ko Shing street ("rue des plantes médicinales")...
Temple taoïste de Man Mo dédié au dieu de la littérature Man (un pinceau dans la main), et au dieu de la guerre, Mo (avec un sabre). Mo est aussi le protecteur des restaurants, des boutiques de prêt sur gages, de la police de Hong Kong et… des Triades (pègre hongkongaise). C’est le plus vieux temple de la ville (1847). Spirales d’encens suspendues au plafond, portant des vœux de bonne santé, de richesse et de bonheur (si grandes qu’elles brûlent pendant quatre semaines), volutes épaisses du parfum des centaines de bâtons d’encens…
Bouddhisme et taoïsme sont les deux grands courants religieux chinois (le confucianisme est plutôt considéré comme une école philosophique qu'une religion)… Le bouddhisme, c’est galère à comprendre, alors à expliquer ! Je vous laisse retourner aux précédents articles sur le Japon… Essayons voir le taoïsme… Selon le Petit Robert, il s'agit d'une religion populaire fondée par Lao-Tseu au VIs av. J.-C., qui mélange sa philosophie à des croyances et pratiques plus populaires. Wikipedia ajoute qu’il se fonde sur une mystique quiétiste, une éthique libertaire, l’équilibre yin yang (poursuivi par la médecine chinoise), un naturalisme visible dans la calligraphie et l’art… Voilà, voilà…
Le serpent de verre, le plus grand escalator extérieur au monde, qui depuis 1993, permet aux gens d’avaler les 800 m qui grimpent vers les collines de Mid-Level.
trentenaires, souvenez-vous…
Kowloon, stars avenue… Je vous épargne la ribambelle de photos d’empreintes de tous ces monstres du cinéma hongkongais qui, je pense, en dehors de Jackie Chan et Jet Li ne vous évoqueront pas grand chose… excepté Régis et peut-être même Pierrette qui après avoir passé les repas de famille à proximité des deux cousins doit bien avoir quelques connaissances en la matière, maintenant ! Et parce que je sens bien que vous allez me le réclamer à corps et à cris : la minute de cinéma hongkongais ! Rhôôô , ça va, vous pouvez bien me faire plaisir, non ?
Pendant quelques décennies, HK a quand même été le 3e centre de production cinématographique après Hollywood et Bollywood. Il faut dire que le statut de colonie britannique a permis une liberté économique et d’expression artistique que n’a(vait) pas la Chine continentale. De même que le sous-titrage obligatoire en anglais dès le début des années 60 (histoire de vérifier le contenu politique des scénars) a eu pour effet de faciliter l’exportation des films vers l’occident. Bon, je vous épargne quand même le laïus sur l’emploi du mandarin (dialecte dominant des émigrés chinois du continent) vs cantonnais (langue utilisée par la majorité des hongkongais d'origine) pour les dialogues…
Ceci dit, le ciné de HK continue d’avoir aujourd’hui une influence évidente sur le cinéma mondial. Pour preuve, les Ricains ont quand même piqué les scénars (Les infiltrés = Infernal affairs…), les acteurs (Jackie, Chow Yun Fat, ... non, Jet est pékinois et Bruce est né aux Etats-Unis…), les réalisateurs (John Woo…) et les chorégraphes (Yuen Wooping, réclamé à corps et à cris dans les blockbusters comme Matrix, Kill Bill…). L’inverse est aussi vrai, le cinéma hongkongais s’inspire du cinéma américain (on le voit par exemple dans l’accélération du rythme du montage), mais il garde tout de même son identité culturelle chinoise en rejetant le réalisme occidental pour conserver un stylisme qui déroute parfois un peu le public non averti.
Si en occident, « cinéma hongkongais » évoque principalement les films de kung-fu (et l’inégalable Bruce Lee), la production est bien plus variée et touche en fait tous les genres : les films musicaux (liés à la forte influence de l’opéra chinois), les wu xia pian (équivalent de nos capes et épées), les comédies (dominées par la personnalité de Jackie Chan), la triade (= mafia hongkongaise, polars aux réalisateurs emblématiques tels que John Woo et Johnny To) et les perles de Wong Kar Wai (Chungking express, Happy together, In the mood for love…)
Eh oh, les gens ! vous êtes encore là ?
Bon, ben, pour ceux qui ont résisté, c’est le moment des spéciales dédicaces…
pour mon cousin Régis, grand maître ès-Kung-fu
et aussi pour Ro-Gié et Gié-Rard virtuoses du "Kung-fu vietnamien" (hin, hin, hin…) ...
pour Fabien, grand amateur de la technique de l’homme ivre…
et pour moi, parce que, quand même, j’ai mis mes mains dans celles de mon héros, et ça, hein …
Île de Hong kong, Victoria peak, … 554m au dessus des flots de la baie… Vertigineuse ascension en bus, le long d’une route tortueuse, à flanc de montagne pour atteindre le point le plus haut de l’île. On est venu voir ça : « Vue saisissante […]. Face à l’île de Hong Kong apparaissent Kowloon et les Nouveaux Territoires. Le panorama ouvre sur Central, le port, Kowloon, puis, quand on se promène le long du sentier faisant le tour du Peak, on repère l’île de Lamma et les cheminées de sa centrale électrique. Les nombreux bateaux de croisière ancrés dans la « baie parfumée » contribuent à cette féerie urbaine». Mais on a plutôt vu ça :
Bon, de toute façon, il semble que le peak soit plongé dans le brouillard une bonne partie de l’année. On profite tout de même d’une très légère petite percée et puis surtout on se délecte de l’ambiance mystérieuse et tropicale qu’il règne ici : l’air est chaud et saturé d’humidité, les oiseaux et autres insectes s’en donnent à cœur joie dans une cacophonie orchestrée au milieu d’une végétation luxuriante. On se balade, on ne croise pas grand monde. Pourtant, ici, au milieu de la brume, il y a de nombreuses résidences d’habitation. C’est même l’un des endroits où les loyers sont les plus élevés, même si le Feng shui est mauvais…
Au XIXe siècle, seuls les résidents anglais, soucieux de se soustraire à la malaria qui sévissait plus bas, pouvaient accéder au peack (en chaise à porteur, s’il vous plaît). Les chinois devaient obtenir un permis spécial.
Redescente à Central en tram dont la ligne existe depuis 1888.
Pour Isa, qui n’était malheureusement plus là lorsqu’on a réussi à monter au 47e étage de la Bank of China pour voir la ville de haut :
Au sortir du long (beaucoup trop pour moi) téléphérique dont l’ascension a été quelque peu opaque, on passe les « marchands du temples ». Y a pas de petits profits… c’est Disney-land ici, ah, non, j’oubliais, Disney, c’est dans le sud de l’île, …mais visiblement, l’inspiration est quelque peu notable…
Mystérieusement dévoilée, la statue émerge par moment de la brume. Assis peinard, au milieu de la verdure et tout en haut des 268 marches qui le sépare du commun des mortels, le Tian tan bouddha voit passer depuis 1993 des hordes de touristes, de moines et de nonnes, venant qui l’admirer, qui le vénérer.
Tout à côté, le très coloré monastère de Po lin et le traditionnel repas végétarien...
Et puis, quand on s’éloigne, là où les gens ne vont pas, au milieu de la verdure luxuriante aux allures tropicales (ben ouai, encore), on arrive au chemin de la sagesse, matérialisation du sutra du cœur. Le très vieux sutra du cœur est l’un des textes bouddhistes les plus connus, vénéré aussi par les confucianistes et les taoïstes. Les mots sont calligraphiés sur de très grands piliers de bois disposés selon la forme du signe infini (∞).
A l’autre extrémité de l’île, vers le petit village de pêcheurs de Taï O.
Chouette ! En dessous de la chape de brume, le soleil brille (ok, c'est pas non plus flagrant sur les photos...). Tant mieux, le côté très mignon du décor n’en est que plus marqué. Le village est en parti construit sur une petite île reliée à l’île de Lantau par des petits ponts. Les rues sont bordées d’échoppes. En fait, ces petits commerces occupent l’avant de la maison et on voit bien, à l’arrière, les ameublements de la pièce à vivre.
Ici résident des tanka ou Shui Sheung Yan, comme ils préfèrent s’appeler (effectivement entre « peuple œuf » et « peuple qui vit sur l’eau », ya pas photo..), une ethnie qui n’a longtemps pas eu droit de résidence sur le sol et devait donc vivre … sur l’eau. Les tanka naissaient, vivaient et mouraient sur leur embarcations (sampan), sans avoir jamais mis pied à terre pour la plupart d’entre eux. Si l’interdiction a été levée sous la République populaire (1912), les tanka sont tout de même restés sur l’eau, mais dans des habitations sur pilotis (pang uks).
Non, ce ne sont pas des tartes à l'abricot géantes, mais des jaunes d'oeufs qui sèchent au soleil...
Afin de préserver une relative stabilité de la température intérieure, et peut-être prévenir des incendies (en 2000 un gros incendie a ravagé le village), certaines maisons sont emballées d’aluminium…
Passé le Shaolin Wushu Culture Center, on grimpe la colline et on tombe sur un point de vue sur la mer de Chine d'où on peut vaguement apercevoir des dauphins blancs ou roses … de toute façon, vu la distance à laquelle on été, on a juste vu de vagues trucs qui bougeaient dans l’eau…
Les marchés sont des lieux fabuleux : concentrés de vie quotidienne, rien de mieux pour s’immerger complètement dans une culture et voler des photos… HK en regorge et leur noms évocateurs laissent rêveurs : marché de jade, marché aux fleurs, aux oiseaux, au poisson, marché des dames, …
Petit paradis de tranquillité à rejoindre en ferry.
Les occidentaux ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et ils sont nombreux à avoir choisi de vivre sur cette île. Par sa taille, Lamma est la troisième île de HK. Aucun véhicule à moteur, juste des vélos et un chemin qui relie les deux villes principales Yung Shue Wan et Sok Kwu Wan en une heure de marche.
L’île est juste super jolie, en particulier Yung Shue Wan et son calme rend difficile à croire qu’on est juste à 25 mn de ferry de Central.
Petite halte dans un tout petit jardin bio pour une tisane
Pour la petite anecdote, l’acteur Chow Yun-Fat est originaire de Tung O, un minuscule village de l’île.
Temple de Tin Hau… On trouve de nombreux temples dédiés à cette déesse de la mer protectrice des pêcheurs, sur l’ensemble des territoires de HK… Pas très compliqué de deviner pourquoi…
Retour en ferry par le sud de l'île de HK et la "petite" ville d'Aberdeen, avec ses sampans tranditionnels (bateaux à fond plat et voile unique) sur fond d'immeubles vertigineux...
Petite évocation de la colonie britannique, le majestueux et très sélect hôtel Péninsula (5 étoiles, siou plaît…) où le moment d’un goûter, dans un décor 1928, on se retrouve plongé dans un ambiance très Agatha Christie …
Comme on se refait pas, un petit mot sur deux chouettes musées :
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Le musée des Beaux-Arts, qui excusez du peu, se situe juste à la pointe de Kowloon, avec vue sur la skyline… Il présente plein de belles céramiques et des éléments de parure et accessoires du costume chinois traditionnel(hanfu), une collection d'estampes et des expos d'art contemporain http://www.lcsd.gov.hk/ce/Museum/Arts/english/aboutus/aboutus.html
Kung Chi Shing Wavelengths 2009
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Le musée d’histoire de HK où, immergés dans de multiples et gigantesques reconstitutions de décors (méthode très anglo-saxonne, mais qui produit toujours un effet tip top…), on remonte le temps, les pratiques culturelles et religieuses et anthropologiques du territoire.
http://www.lcsd.gov.hk/CE/Museum/History/en/aboutus.php
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Les Chinois ont une relation particulière avec les volatiles… il suffit de passer au marché des oiseaux pour s’en convaincre. Un truc très chouette à faire est la volière de Hong kong Park : on entre complètement dans la volière délimitée par de vastes filets et on chemine à quelques dizaines de mètres du sol, sur une passerelle en bois, entre les branches des arbres, tout près des oiseaux… Dans le fond, les immeubles et le peak… c’est surréaliste ….
Je sais, ça n'a absolument rien à voir, mais si vous trainez un jour sur temple street et son marché de nuit, ne manquez pas d'essayer le restau Tong Tai (à l'angle de Temple et de Ning Po street). Fruits de mer et crustacés, on s'en met plein le bide et c'est super bon ! Palourdes, St jacques, couteaux, écrevisses...
Certainement pas la dernière fois...
Raphaèle, merci pour ton accueil et rendez-vous, cet été, cette fois-ci en France, avec Xiaoqiang !
Isa aussi, à très bientôt, profites-bien des derniers mois au Pays du Milieu