en vadrouille...

Bon baisers de Hong Kong

Ouai, on sait, on abuse… mais on peut pas s’en empêcher… et puis c’était mon anniversaire, et fêter ses 33 ans à Hong-Kong, c’est quequ’chose quand même ! 

Le choix de la destination a dû en surprendre quelques-uns qui ont dû se demander qu’est ce qu’on allait bien faire là bas. Et bien, figurez-vous qu’on y serait volontiers resté encore un bon moment si on avait pu. Le nuage de cendres du volcan islandais a presque failli nous y aider, mais c’était sans compter notre débrouillardise et un peu de chance… 

 

On est arrivé le 9 avril, après un très long voyage avec Emirates. On a quand même eu la chance de voler à bord du A 380 entre Paris et Dubai… Ben, quand même, c’est confort. Je sais que certain sont un peu déçus de ce gros avion (n’est-ce pas Fred ?), mais on ne peut pas nier qu’on est franchement à l’aise dans les larges fauteuils, qu’un effort est fait sur les menus, que l’équipement vidéo est plus que sympa et que l’équipage semble sorti tout droit d’un défilé de mode (en tout cas, nos hôtesses étaient sublimes !). Bref, le A 380 est énorme, on ne sent rien du décollage et de l’atterrissage et ça me va tout à fait ! 

HK, c'est là :  

On connaît pas forcément bien HK, si ce n’est l’image de la sublime skyline. Alors, pour commencer, un petit topo, parce que sinon, ça va être compliqué à vous faire imaginer.  

Suite aux guerres de l’opium, HK (qui signifie « port aux parfums », hummm !) est resté colonie britannique pendant plus d’un siècle, et  a été rétrocédé à la Chine en 1997. Pour éviter une incompatibilité politique, économique, législative et culturelle évidente, HK s’est vu accorder le statut de RAS (région autonome spéciale), selon le principe « un pays, deux systèmes ». C’est pour ça, par exemple, qu’on n’a pas besoin de visa pour séjourner à HK, contrairement à la Chine continentale, que la monnaie est le dollar hongkongais et non le yuan et qu’aux Jeux Olympiques, on peut voir une équipe arborant ce drapeau  et une arborant celui-là 

 

En fait, ce qu’on appelle Hong-Kong est constitué de 3 territoires différents :

L’île de HK : premier espace colonisé par les anglais, en 1842, cœur politique et économique de la région, mais qui représente moins de 10% du territoire.

Kowloon : extrémité sud de la péninsule, face à l'île. En grande partie passée sous contrôle britannique en 1860.

Les nouveaux territoires : régions prises en bail par les britanniques en 1898. Environ 80% de la surface de HK, comprenant les terres situées au nord de Kowloon et quelques 260 îles, plus ou moins grandes et plus ou moins peuplées baignant dans la mer de Chine.  

On imagine souvent HK toute en gratte-ciel, hyper urbanisée. C’est vrai, mais en partie seulement ; du fait des reliefs montagneux, seulement un cinquième du territoire est constructible, ce qui laisse la place à de vastes parcs naturels. La population se concentre donc sur peu d’espace, et plutôt à la verticale. Et entre toutes ces barres, de grands parcs de verdure… 



Publié à 13:04, le mardi 4 mai 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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Blade runer

Premier contact avec la ville : Sham Shui Po, quartier populaire situé au nord de Kowloon. Il fait nuit quand on sort du métro. Il y a du monde partout, il fait bon, mais l’air est lourd d’humidité. Ici, la vie se passe dans la rue : multitude d’enseignes illuminées, odeurs de cuisine de rue et de beignets, attroupement de badauds devant le petit téléviseur d’un magasin de DVD qui passe un film de kung-fu, …

 

 

 

Il y règne ici un petit côté Blade Runner dans le décor… C’est là qu’habite Raphaèle, une amie de mon cher cousin Régis. Chouette rencontre, parce que Raphaèle est chouette et super sympa. Elle nous accueille pour notre première nuit hongkongaise et se transforme en guide pour nous faire découvrir sa ville. On retrouve avec un plaisir infini les grands gobelets de lait de coco ou de jus de fruit avec les grosses perles de tapioca rouges qui va constituer notre douceur journalière…

Nos premières impressions confirment nos attentes : ce séjour commence bien et s’annonce plein de promesses… Hong-Kong, nous voilà !

 

 



Publié à 13:04, le lundi 3 mai 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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In the mood for HK

Notre camp de base, le Kum Loong hotel, sur Nathan road, l’axe principal de Kowloon. Super bien situé, propre et calme, avec une cage d’escalier bien pourrie (mais totalement « typique » !) qui n’a rien à envier à Chungking mansions. 

 

 

Chungking mansions, c’est un peu l’endroit mythique des routards, un  vaste bloc construit 36-44 Nathan road ,dans les années 1960,  à l’état sanitaire et de sécurité plus que douteux et réputé comme tel (ce qui sans doute ajoute à son caractère très attractif et « pittoresque »).

Ici, on mange, on dort, on fait du business, on deale, on glande, on flâne… l’immeuble abrite des restaurants, des (tout) petits magasins divers et variés, agences de change, de voyage, d’informatique, bimbeloteries, bijouteries, nourriture, fringues, et des hôtels réputés pour être les moins chers de la ville. Il coexiste une variété ethnique bien sympathique (on dénombrerait 120 nationalités !) : afro, indiens, népalais, asiatiques et puis les touristes européens et américains avec leur énormes sacs à dos qui attendent patiemment devant les petits ascenseurs pour monter dans les étages… Là, une vidéo que Raph avait déjà mis en lien sur son blog et qui donne une bonne idée de l’endroit :

http://www.youtube.com/watch?v=Owf7mHiTS4Q

 

 

 

 

Clin d’œil, forcément, à Chungking express, petite merveille des jeunes années de Wong Kar Wai, que je vous invite fortement à voir si ce n’est pas déjà fait (je peux vous fournir, bien entendu…)



Publié à 13:04, le dimanche 2 mai 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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De vent et d’eau

Parce qu’être en Chine sans voir Isa aurait été inconcevable et parce que s’offrir des cadeaux d’anniversaire à HK, ça a de l’allure (eh oui, j’était pas toute seule à souffler les bougies), notre shanghaïenne préférée nous a rejoint le temps du week-end pour sillonner l'île de HK et kowloon.

Hong kong island…Ferry pier 

 

Central occupe le nord de l’île de HK, et fait face à Kowloon. C’est le quartier des affaires, c’est là que se trouvent ces gigantesques buildings qui accueillent les sièges des multinationales et donnent à HK sa skyline si célèbre. On s’en lasse pas...

 

De nuit, de jour, avec les bateaux la baie est magnifique et très photogénique. Les bâtiments rivalisent d’esthétisme et de prouesses techniques dans leur forme, leurs matériaux, leur rendu plastique, jeux de reflets… pourtant, l’ensemble est harmonieux, splendide ; en bref, ça la pète grave ! 

 

 

 

 

Dès le début de la colonisation britannique, le lieu a été le centre administratif, commercial et financier de HK et le transfert de souveraineté  n’est rien changé. Il faut croire que le Feng Shui est particulièrement favorable ici…

Le Feng Shui, vous connaissez ? C’est très tendance aujourd’hui en occident, mais c’est en fait est un art taoïste millénaire auquel les chinois se réfèrent pour concevoir leurs cités, construire les maisons et inhumer les morts. Littéralement vent et eau, le Feng Shui vise à harmoniser l'énergie environnementale (Qui) d'un lieu, pour favoriser la santé, le bien-être et la prospérité de ses occupants.  Le monde des affaires consulte encore les maîtres en Feng shui pour décider de l'implantation de leurs bureaux et c’est particulièrement le cas à HK.  

 

 

La particularité de HK est d’avoir su parfaitement faire coexister deux univers ; l’un fait d’hyper-modernité et un autre pétri de culture traditionnelle chinoise, avec un soupçon d'ambiance rétro. D’une rue à l’autre on passe d’une ambiance à l’autre ; dans le quartier des affaires passent les vieux trams ; bouchers de rue, vendeurs de légumes, de plantes médicinales, de souvenirs sont installés au pieds des buildings... Soho, Hollywood road, upper Lascar Row, western market, Wing lok street ("rue du gingsen et des nids d'oiseaux"), Ko Shing street ("rue des plantes médicinales")...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Temple taoïste de Man Mo dédié au dieu de la littérature Man (un pinceau dans la main), et au dieu de la guerre, Mo (avec un sabre). Mo est aussi le protecteur des restaurants, des boutiques de prêt sur gages, de la police de Hong Kong et… des Triades (pègre hongkongaise). C’est le plus vieux temple de la ville (1847). Spirales d’encens suspendues au plafond, portant des vœux de bonne santé, de richesse et de bonheur (si grandes qu’elles brûlent pendant quatre semaines), volutes épaisses du parfum des centaines de bâtons d’encens…

 

 

Bouddhisme et taoïsme sont les deux grands courants religieux chinois (le confucianisme est plutôt considéré comme une école philosophique qu'une religion)… Le bouddhisme, c’est galère à comprendre, alors à expliquer ! Je vous laisse retourner aux précédents articles sur le Japon… Essayons voir le taoïsme… Selon le Petit Robert, il s'agit d'une religion populaire fondée par Lao-Tseu au VIs av. J.-C., qui mélange sa philosophie à des croyances et pratiques plus populaires. Wikipedia ajoute qu’il se fonde sur une mystique quiétiste, une éthique libertaire,  l’équilibre yin yang (poursuivi par la médecine chinoise), un naturalisme visible dans la calligraphie et l’art… Voilà, voilà…    

 

 Le serpent de verre, le plus grand escalator extérieur au monde, qui depuis 1993, permet aux gens d’avaler les 800 m qui grimpent vers les collines de Mid-Level.

 

 



Publié à 20:04, le samedi 1 mai 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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Hong Kong Fu Fu

   trentenaires, souvenez-vous… 

 

Kowloon, stars avenueJe vous épargne la ribambelle de photos d’empreintes de tous ces monstres du cinéma hongkongais qui, je pense, en dehors de Jackie Chan et Jet Li ne vous évoqueront pas grand chose… excepté Régis et peut-être même Pierrette qui après avoir passé les repas de famille à proximité des deux cousins doit bien avoir quelques connaissances en la matière, maintenant ! Et parce que je sens bien que vous allez me le réclamer à corps et à cris : la minute de cinéma hongkongais ! Rhôôô , ça va, vous pouvez bien me faire plaisir, non ?

 

Pendant quelques décennies, HK a quand même été le 3e centre de production cinématographique après Hollywood et Bollywood. Il faut dire que le statut de colonie britannique a permis une liberté économique et d’expression artistique que n’a(vait) pas la Chine continentale. De même que le sous-titrage obligatoire en anglais dès le début des années 60 (histoire de vérifier le contenu politique des scénars) a eu pour effet de faciliter l’exportation des films vers l’occident. Bon, je vous épargne quand même le laïus sur l’emploi du mandarin (dialecte dominant des émigrés chinois du continent) vs cantonnais (langue utilisée par la majorité des hongkongais d'origine) pour les dialogues… 

 

Ceci dit, le ciné de HK continue d’avoir aujourd’hui une influence évidente sur le cinéma mondial. Pour preuve, les Ricains ont quand même piqué les scénars (Les infiltrés = Infernal affairs…), les acteurs (Jackie, Chow Yun Fat, ... non,  Jet est pékinois et Bruce est né aux Etats-Unis…), les réalisateurs (John Woo…) et les chorégraphes (Yuen Wooping, réclamé à corps et à cris dans les blockbusters comme Matrix, Kill Bill…). L’inverse est aussi vrai, le cinéma hongkongais s’inspire du cinéma américain (on le voit par exemple dans l’accélération du rythme du montage), mais il garde tout de même son identité culturelle chinoise en rejetant le réalisme occidental pour conserver un stylisme qui déroute parfois un peu le public non averti. 

 

Si en occident, « cinéma hongkongais » évoque principalement les films de kung-fu (et l’inégalable Bruce Lee), la production est bien plus variée et touche en fait tous les genres : les films musicaux (liés à la forte influence de l’opéra chinois), les wu xia pian (équivalent de nos capes et épées), les comédies (dominées par la personnalité de Jackie Chan), la triade (= mafia hongkongaise, polars aux réalisateurs emblématiques tels que John Woo et Johnny To) et les perles de Wong Kar Wai (Chungking express, Happy together, In the mood for love…)  

 

Eh oh, les gens ! vous êtes encore là ?

 

Bon, ben, pour ceux qui ont résisté, c’est le moment des spéciales dédicaces…

pour mon cousin Régis, grand maître ès-Kung-fu

et aussi pour Ro-Gié et Gié-Rard virtuoses du "Kung-fu vietnamien" (hin, hin, hin…) ...

pour Fabien, grand amateur de la technique de l’homme ivre…

 

et pour moi, parce que, quand même, j’ai mis mes mains dans celles de mon héros, et ça, hein …



Publié à 13:04, le vendredi 30 avril 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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Ambiances (1)

 

 

 

 



Publié à 23:04, le jeudi 29 avril 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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Tout là haut, là haut

Île de Hong kong, Victoria peak, … 554m au dessus des flots de la baie…  Vertigineuse ascension en bus, le long d’une route tortueuse, à flanc de montagne pour atteindre le point le plus haut de l’île. On est venu voir ça : « Vue saisissante […]. Face à l’île de Hong Kong apparaissent Kowloon et les Nouveaux Territoires. Le panorama ouvre sur Central, le port, Kowloon, puis, quand on se promène le long du sentier faisant le tour du Peak, on repère l’île de Lamma et les cheminées de sa centrale électrique. Les nombreux bateaux de croisière ancrés dans la « baie parfumée » contribuent à cette féerie urbaine». Mais on a plutôt vu ça :                                                           

Bon, de toute façon, il semble que le peak soit plongé dans le brouillard une bonne partie de l’année. On profite tout de même d’une très légère petite percée et puis surtout on se délecte de l’ambiance mystérieuse et tropicale qu’il règne ici : l’air est chaud et saturé d’humidité, les oiseaux et autres insectes s’en donnent à cœur joie dans une cacophonie orchestrée au milieu d’une végétation luxuriante. On se balade, on ne croise pas grand monde. Pourtant, ici, au milieu de la brume, il y a de nombreuses résidences d’habitation. C’est même l’un des endroits où les loyers sont les plus élevés, même si le Feng shui est mauvais…

Au XIXe siècle, seuls les résidents anglais, soucieux de se soustraire à la malaria qui sévissait plus bas, pouvaient accéder au peack (en chaise à porteur, s’il vous plaît). Les chinois devaient obtenir un permis spécial.

Redescente à Central en tram dont la ligne existe depuis 1888.

Pour Isa, qui n’était malheureusement plus là lorsqu’on a réussi à monter au 47e étage de la Bank of China pour voir la ville de haut :



Publié à 20:04, le mercredi 28 avril 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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Bouddha dans la brume

Lantau island… C’est la plus grande des îles du territoire, et tout en haut sur le plateau de Ngong Ping se trouve le plus grand bouddha de bronze du monde (34 m).

Au sortir du long (beaucoup trop pour moi) téléphérique dont l’ascension a été quelque peu opaque, on passe les « marchands du temples ». Y a pas de petits profits… c’est Disney-land ici, ah, non, j’oubliais, Disney, c’est dans le sud de l’île, …mais  visiblement, l’inspiration est quelque peu notable… 

 

Mystérieusement dévoilée, la statue émerge par moment de la brume. Assis peinard, au milieu de la verdure et tout en haut des 268 marches qui le sépare du commun des mortels, le Tian tan bouddha voit passer depuis 1993 des hordes de touristes, de moines et de nonnes,  venant qui l’admirer, qui le vénérer.

Tout à côté, le très coloré monastère de Po lin et le traditionnel repas végétarien...

Et puis, quand on s’éloigne, là où les gens ne vont pas, au milieu de la verdure luxuriante aux allures tropicales (ben ouai, encore), on arrive au chemin de la sagesse, matérialisation du sutra du cœur. Le très vieux sutra du cœur est l’un des textes bouddhistes les plus connus, vénéré aussi par les confucianistes et les taoïstes. Les mots sont calligraphiés sur de très grands piliers de bois disposés selon la forme du signe infini (). 

 

A l’autre extrémité de l’île, vers le petit village de pêcheurs de Taï O.

Chouette ! En dessous de la chape de brume, le soleil brille (ok, c'est pas non plus flagrant sur les photos...). Tant mieux, le côté très mignon du décor n’en est que plus marqué. Le village est en parti construit sur une petite île reliée à l’île de Lantau par des petits ponts. Les rues sont bordées d’échoppes. En fait, ces petits commerces occupent l’avant de la maison et on voit bien, à l’arrière, les ameublements de la pièce à vivre.

Ici résident des tanka  ou Shui Sheung Yan, comme ils préfèrent s’appeler (effectivement entre « peuple œuf » et « peuple qui vit sur l’eau », ya pas photo..), une ethnie qui n’a longtemps pas eu droit de résidence sur le sol et devait donc vivre … sur l’eau. Les tanka naissaient, vivaient et mouraient sur leur embarcations (sampan), sans avoir jamais mis pied à terre pour la plupart d’entre eux. Si l’interdiction a été levée sous la République populaire (1912), les tanka sont tout de même restés sur l’eau, mais dans des habitations sur pilotis (pang uks).

 

Non, ce ne sont pas des tartes à l'abricot géantes, mais des jaunes d'oeufs qui sèchent au soleil...

Afin de préserver une relative stabilité de la température intérieure, et peut-être prévenir des incendies (en 2000 un gros incendie a ravagé le village), certaines maisons sont emballées d’aluminium…

 

Passé le Shaolin Wushu Culture Center, on grimpe la colline et on tombe sur un point de vue sur la mer de Chine d'où on peut vaguement apercevoir des dauphins blancs ou roses … de toute façon, vu la distance à laquelle on été, on a juste vu de vagues trucs qui bougeaient dans l’eau… 



Publié à 20:04, le mardi 27 avril 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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Ambiances (2)

Les marchés sont des lieux fabuleux : concentrés de vie quotidienne, rien de mieux pour s’immerger complètement dans une culture et voler des photos… HK en regorge et leur noms évocateurs laissent rêveurs : marché de jade, marché aux fleurs, aux oiseaux, au poisson, marché des dames, …

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 13:04, le lundi 26 avril 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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Lamma island

Petit paradis de tranquillité à rejoindre en ferry.

Les occidentaux ne s’y sont d’ailleurs pas trompés et ils sont nombreux à avoir choisi de vivre sur cette île.  Par sa taille, Lamma est la troisième île de HK. Aucun véhicule à moteur, juste des vélos et un chemin qui relie les deux villes principales Yung Shue Wan et Sok Kwu Wan en une heure de marche.

L’île est juste super jolie, en particulier Yung Shue Wan et son calme rend difficile à croire qu’on est juste à 25 mn de ferry de Central.

Petite halte dans un tout petit jardin bio pour une tisane

Pour la petite anecdote, l’acteur Chow Yun-Fat est originaire de Tung O, un minuscule village de l’île.

Temple de Tin Hau… On trouve de nombreux temples dédiés à cette déesse de la mer protectrice des pêcheurs, sur l’ensemble des territoires de HK… Pas très compliqué de deviner pourquoi…

 

Retour en ferry par le sud de l'île de HK et la "petite" ville d'Aberdeen, avec ses sampans tranditionnels (bateaux à fond plat et voile unique) sur fond d'immeubles vertigineux...

 



Publié à 20:04, le dimanche 25 avril 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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Tea time au Peninsula

Petite évocation de la colonie britannique, le majestueux et très sélect hôtel Péninsula (5 étoiles, siou plaît…) où le moment d’un goûter, dans un décor 1928, on se retrouve plongé dans un ambiance très Agatha Christie …



Publié à 23:04, le jeudi 22 avril 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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Ashes of time

Comme on se refait pas, un petit mot sur deux chouettes musées :

 

Le musée des Beaux-Arts, qui excusez du peu, se situe juste à la pointe de Kowloon, avec vue sur la skyline…

Il présente plein de belles céramiques et des éléments de parure et accessoires du costume chinois traditionnel(hanfu), une collection d'estampes et des expos d'art contemporain

 http://www.lcsd.gov.hk/ce/Museum/Arts/english/aboutus/aboutus.html

 

Kung Chi Shing Wavelengths 2009

 

    Le musée d’histoire de HK où, immergés dans de multiples et gigantesques reconstitutions de décors (méthode très anglo-saxonne, mais qui produit toujours un effet tip top…),  on remonte le temps, les pratiques culturelles et religieuses et anthropologiques du territoire.

http://www.lcsd.gov.hk/CE/Museum/History/en/aboutus.php

 



Publié à 23:04, le mardi 20 avril 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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volatiles et crustacés

Les Chinois ont une relation particulière avec les volatiles… il suffit de passer au marché des oiseaux pour s’en convaincre. Un truc très chouette à faire est la volière de Hong kong Park : on entre complètement dans la volière délimitée par de vastes filets et on chemine à quelques dizaines de mètres du sol, sur une passerelle en bois, entre les branches des arbres, tout près des oiseaux… Dans le fond, les immeubles et le peak… c’est surréaliste ….

 

 

Je sais, ça n'a absolument rien à voir, mais si vous trainez un jour sur temple street et son marché de nuit, ne manquez pas d'essayer le restau Tong Tai (à l'angle de Temple et de Ning Po street). Fruits de mer et crustacés, on s'en met plein le bide et c'est super bon ! Palourdes, St jacques, couteaux, écrevisses...

 



Publié à 21:19, le lundi 19 avril 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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Bye bye Hong kong

Certainement pas la dernière fois... 

Raphaèle, merci pour ton accueil et rendez-vous, cet été, cette fois-ci en France, avec Xiaoqiang !

Isa aussi, à très bientôt, profites-bien des derniers mois au Pays du Milieu



Publié à 10:05, le samedi 17 avril 2010, dans bOUts Du mOndE, Hong-Kong
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Living Osaka...

 Février 2010, au soleil levant…

Benjamin’s :  Benjamin à Osaka ? On a testé pour vous et une fois de plus, on a été merveilleusement bien accueilli. Du grand Benjamin. Gentillesse à tout épreuve, bons plans assurés. Appart super chouette, hyper bien situé dans le centre (à Minami-hori, tout près de Namba, au sud de la ville), avec grande baie vitrée. Du grand style, comme d’hab. Notre hôte, dévoué et parfait, nous offre à nouveau son lit. Merci encore Benjamin ! Et puis nous avons fait la connaissance de la sublime et adorable Kaoru…

Osaka est une ville très chouette, la troisième du Japon, avec près de 3 millions d’habitants. Capitale au XVIIe et XVIIIe siècles sous le nom de Naniwa, il ne reste que peu de vestiges anciens ; la ville a été reconstruite  en grande partie après la seconde guerre mondiale suite aux ravages causés par les nombreux bombardements, ce qui explique son look résolument contemporain. Osaka n’est pas une ville très « plastique », mais il fait franchement bon y vivre. Elle cultive un vrai art de vivre. Les gens sont tellement plus détendus et ouverts qu’à Tokyo.

Ce séjour nippon a été très différent du précédent, résolument plus contemporain et un peu moins « carte postale ». Fi des visites frénétiquement enchaînées de temples et de jardins en tout genre. Osaka ne s’y prête pas. On a donc passé une étape, et pris plus le temps de flâner, de vivre, tout simplement, au rythme de la vie « osakaïte » (je sais, le mot n’existe pas, ou alors je ne l’ai pas trouvé… à bon entendeur…).  

 

Flâneries incontournables 

Y a des quartiers où, immanquablement, nos pas finissent toujours par revenir… des quartiers de djeun’s, rassemblés au sud de la ville, bouillonnant d’animation, de restau, de bars, d’échoppes et de magasins branchés en tout genre…  

Namba avec ses allées commerciales couvertes ou souterraines, les théâtres où se produisent des humoristes, les pachinko, ces antres démoniaques de machines à sous arrosés de musique aux décibels explosives à vous en faire péter les tympans… C’est là qu’on trouve aussi le réputé théâtre conservatoire de Bunraku, spectacle traditionnel de marionnettes, spécifique à la région du Kansai.

 
  
 

 

 

    Dontombori, sur les bords du canal du même nom, à l’ambiance festive et haute en couleur, showroom très tendance de la jeunesse branchée et débridée (ah, ah, ah ! c’est mauvais, mais c’était même pas voulu, je m’en suis rendu compte en relisant, alors je le garde) nippone, dans une débauche d'enseignes extravagantes et de néons géants. Et puis, perdu, tout d’un coup, un petit sanctuaire, Hozen-ji, coincé à l’angle d’une ruelle…

 

America Mura, où on vient rechercher les tendances dans les friperies et boutiques d'importation marquées par des peintures murales et effigies géantes.

 Kuromon-Ichiba market, appelé aussi « la cuisine d'Osaka », où se déroulent les étals de fruits, légumes, poissons et autres victuailles. Une des spécialités d'Osaka, le tako-yaki, petits beignets de poulpe à grignoter dans la rue, miam, miam !

 

 

    

Sennichimae Doguya-suji, où on trouve les magasins qui fournissent les restaurants en ustensiles, vaisselle, batterie de cuisine, linge, mais aussi des représentations en plastique de plats (les fameuses qu’on voit en vitrine partout à Paris !). Le paradis !

 

Shinsai-bashi, haut lieu de shopping à Osaka, caractérisé par les grandes enseignes, comme Daimaru et les magasins de luxe.

 

Les Starbucks ; c’est un fait, à l’étranger, j’adore glander dans les Starbucks. Généralement, il y a une librairie dans le café, que qui n’est pas pour nous déplaire. Le truc en plus, au Japon, ce sont les boissons au matcha (poudre de thé vert) dont on raffole. Ces vacances ont été une orgie de matcha latte et frapuccino matcha, et, saison approchante, frapuccino sakura (cerisier). Et oui, on est encore en février, mais la saison commerciale du sakura, (véritable folie ici), est en plein lancement… Dans les vitrines des magasins, il y a du rose partout !

 
 

 

 

 

 



Publié à 10:27, le dimanche 21 février 2010, dans bOUts Du mOndE, Japon
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Déambulations

 

 

 Musée de la céramique orientale : petite merveille. Le lieu est super agréable, très calme et les pièces présentées, surtout chinoises et coréennes sont magnifiques. Découverte totale et enchantée de la céramique coréenne.
Expo sur le céladon chinois et une autre sur les petites bouteilles à priser le tabac chinoises. Je sais, ça peut paraître complètement abscon, comme ça, à première vue, mais mine de rien, on y a passé pas mal de temps et on a adoré.  
Le céladon est un type de céramique extrême-orientale dont la sublime couleur bleu-vert provient de l’oxyde de fer utilisé dans la glaçure. J'adore le céladon. 

   Ōsaka-jo, le plus grand château d’Asie en son temps, a été construit au XVIe siècle sur les ruines d’un ancien temple par Toyotomi Hideyoshi, personnage historique de premier plan, second grand unificateur du Japon, qu’on va recroiser une paire de fois pendant ce séjour. Moult fois détruit (par les batailles, le feu et la seconde guerre mondiale) et moult fois reconstruit, ce qu’on voit actuellement du donjon (en béton) date de 1947. Seuls les remparts sont d’origine. Un grand parc entoure Osaka-jo, et en février, c’est la saison des pruniers en fleur, sumomonoki. Moins prisés que les cerisiers, sakura, dont la floraison est largement plus spectaculaire, les pruniers font tout de même des adaptes. On se mêle donc aux esthètes pour faire aussi honneurs photographiques aux délicates fleurs aux couleurs variées, jaune, blanc, rouge ou rose (en fait, je me demande si c’était bien que des pruniers). 

 Keitakuen, jardin situé dans le parc Tennoji, au sud de la ville, près du Zoo. Ici, http://wapedia.mobi/fr/Jardin_japonais,  un bon article, que je résume grossièrement.

Le jardin japonais se retrouve aussi bien dans les demeures privées que dans les parcs ou les lieux religieux. Son aménagement est considéré comme un art respecté qui répond à des codes esthétiques et symboliques bien définis. Il est conçu comme une juxtaposition de tableaux composés d’éléments naturels : rochers, eau, végétaux, gravier, sable, carpes… et décoratifs : lanternes, statues, pagodes… que l’on découvre au fur et à mesure que l’on change de point de vue.

 

 

 
Il existe 3 styles de jardins japonais :

- shizen fūkeishiki, qui représentent la nature en miniature 

- karesansui , jardins secs, fortement inspirés par le bouddhisme zen et destinés à la méditation ; représentations abstraites, où du sable ou du gravier figure la mer, et des rochers (parfois entourés de mousse) symbolisent des montagnes, des cascades ou des bateaux.

- Chaniwa, jardins de thé, comprenant des chemins paysagés (roji, « chemin de rosée ») menant à une maison de thé, portés sur une simplicité extrême.

 

 



Publié à 10:44, le samedi 20 février 2010, dans bOUts Du mOndE, Japon
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Bouddhisme et shinto

Osaka, dans le spirituel… Je vous disais qu’on a moins visité de temples et de sanctuaires que lors de notre précédent voyage. D’accord, mais bon, on est au Japon tout de même, et il est difficile de faire l’impasse, d’autant plus que ce sont des lieux paisibles et reposants, bien appréciables dans le tulmulte d'Osaka. Grosso modo, il y a deux grandes croyances au Japon :

Le shintoïsme ou shinto (voie des dieux) est la religion fondamentale la plus ancienne. Le concept de base est le caractère sacré de la nature. Tout élément naturel, personnage important, ou même une notion abstraite (comme la fertilité) peut être considéré comme divinité. Religion d’Etat, sous l’ère Meiji (XIXe siècle), le shinto continue d’être encore très présent dans la vie japonaise (notamment dans le sumo). Il se mélange bien aux autres mouvements religieux (notamment au bouddhisme). Les différentes croyances se co-existent sans problème.

Le bouddhisme est arrivé au Japon au VIe siècle depuis la Chine et la Corée. Plus difficile à expliquer... voyons ce qu'en dit mon ami wikipedia : c’est un ensemble de pratiques méditatives et éthiques, de théories psychologiques, philosophiques et cosmogniques, abordées dans la perspective de la libération de l'insatisfaction, du plein épanouissement du potentiel humain. Hummm ! Le principe essentiel en est le détachement du monde matériel. Ok...
 

On parle de sanctuaire pour le shintoïsme et de temple pour le bouddhisme. Parfois, on trouve les deux dans une même enceinte. Dans tous les cas, tous les lieux religieux sont pourvus de chozuya, bassins d’ablutions, où on se lave les mains et parfois la bouche à l'aide d'une sorte de louche, hishaku. L’eau coule souvent de la gueule d’un dragon… forcément très photogénique…

 

 

 

Les sanctuaires shinto se distinguent des temples bouddhistes par leur portail d’entrée, torii. Souvent peints en rouge, ils sont relativement dépouillés, avec un autel rudimentaire où sont déposées des offrandes : fruits, verre de saké, argent… On trouve aussi des plaquettes votives en bois, Ema, où on inscrit des vœux et prières pour qu’ils soient lus par les dieux, kami. Les petites bandes de papier blanc pliées en zigzag, gohei, symbolisent la présence des dieux, de même que la corde en paille de riz tressée, shimenawa. Dans les arbres, des bandes de papier prédisant la destinée, omikuji  : si la prédiction est bonne, on conserve la bandelette. Si elle est mauvaise, la bandelette doit être fixée sur un arbre du sanctuaire afin que les kami conjurent la prédiction. On retrouve aussi des statues de renards qui gardent les lieux.

 Tenmangu, sanctuaire du Xe siècle, détruit à plusieurs reprise parle feu. Les bâtiments actuels sont du XIXe siècle. Dans l’enceinte du sanctuaire, un marché aux puces, où on peut se restaurer (au banc d’essai : tofu spongieux, soupe beurk et soupe miam de azuki-haricots rouges) et marchander des babioles et des coupons de tissus de kimonos. L’ambiance est très détendue, les gens sympas, ouverts et blagueurs (oui, oui, on a réussi à plaisanter avec nos trois mots de japonais !), ils ont envie de papoter.  

 

  

 

Ohatsu Tenji

 

 

 

Les temples bouddhistes, eux, comprennent un bâtiment principal, hondo, un cimetière, des bâtiments destinés aux moines et parfois une pagode et un sanctuaire shintoïste... Le sol du hondo est garni de tatamis et face à l'entrée, une estrade où se trouve un brûle encens et un tabernacle qui renferme des objets sacrés.

Shitennoji, bâti au VIIe siècle, puis reconstruit plusieurs fois au grès des vicissitudes. Mais il semble que son aspect soit resté inchangé depuis le début. Ce temple, très populaire parmi les japonais est considéré comme « l’autel bouddhiste » d’Osaka. 

 
 

  

 Juste pour donner une idée, un intérieur de temple bouddhiste de Koyasan

 



Publié à 21:52, le vendredi 19 février 2010, dans bOUts Du mOndE, Japon
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Ambiances I ...

Aux grès des périgrinations...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

  

 



Publié à 16:29, le jeudi 18 février 2010, dans bOUts Du mOndE, Japon
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dans la demeure des dieux...

Kansai, Mont Kurama11 février, Kenkoku Kinenbi, jour férié anniversaire de la fondation de l'État, l’occasion pour Benjamin et Kaoru de nous emmener loin de l’agitation d’Osaka…

 

  

Kurama est un village de montagne, situé dans une petite vallée au nord de Kyoto. On dit que c’est l’une des demeures des dieux, des démons et des héros du Japon.  Il suffit d'ailleurs de voir l’effigie omniprésente du tengu pour en être convaincu …

 Les tengus, divinités moqueuses des montagnes, font partie de la tradition de la plupart des religions japonaises, comme le bouddhisme ou le shintoisme ; on les retrouve souvent dans l’art, la littérature et le théâtre.  Le tengu peut modifier son apparence, à l’exception de son imposant appendice nasal (qui aurait, dit-on, fortement impressionné notre Cyrano), ce qui l’empêche de se mêler aux hommes. Il est souvent représenté en corbeau ou en moine, la peau rouge, chaussé de geta (chausses de bois), portant bâton et éventail. Expert en arts martiaux, il punit les moines arrogants, les arrivistes, les orgueilleux et les samouraïs vaniteux.   

Accroché à la montagne, un ensemble de temples bouddhistes, Kurama dera, dont le premier a été construit  au VIIIe siècle : « Le mont Kurama, culminant à 542 mètres, a été la résidence d'un des premiers dieux du panthéon japonais. Il y a plus de 6 millions d'années, Mao-son, le grand roi conquérant des démons et des esprits de la terre, descendit depuis Venus sur le mont Kurama pour apporter la sagesse à l'homme. Ensuite le mont devint la résidence de Bishamon-ten, le dieu gardien du paradis du nord dans le paradis bouddhiste. »

 

 

   

On serpente le long de la montagne, en suivant le chemin bordé de lanternes, de temples en sanctuaires, de sources en pierres gravées. Un groupe de pèlerins souffle dans des conques. Le ciel est lourd et gris, la pluie tombe, l’ambiance a quelque chose de mystérieux … Au sommet de la montagne, une forêt de cèdres dont les racines apparentes courent sur le sol en formant des entrelacs autour du petit sanctuaire Sekurabe Ishi. 

 

Sous la pluie battante, on redescend au village pour rejoindre Houroku-Yu , le onsen de Kurama. Les onsens sont des bains en plein air, aménagés auprès de sources chaudes. Les sources de Kurama, très minérales et sulfureuses, sont connues pour leur vertus bénéfiques pour les nerfs, rhumatismes, diabète, lumbago et problèmes de peau.

On se baigne nu, après s’être douché (comme toujours au Japon), hommes et femmes séparés. Il fait froid, la pluie ruissèle encore, le soir tombe peu à peu sur la montagne. On papote dans l’eau brûlante, sous les gouttes. Le paysage est grandiose…

 

Quelques photos trouvées sur internet. Ben oui, bizarrement, on n'avait pas le droit de prendre l'appareil photo avec nous.... (bon, pour nous, il faut imaginer ça l'hiver, avec la pluie et le soir qui tombe, et vous y êtes ...)

 

 

 

 

 

 



Publié à 14:06, le jeudi 18 février 2010, dans bOUts Du mOndE, Japon
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°bLOuP° BlOuP°…

Osaka, Aquarium kaikuyanCa ne nous vient pas à l’idée quand on est en France, mais on aime bien aller se balader dans les aquariums quand on est à l’étranger. Celui-là est assez sympa.

 
 On pénètre par une arche de verre et on se retrouve en plongée dans la mer, en plein milieu des poissons aux couleurs bariolées et au milieu des enfants survoltés aux cris stridents « Kawaï !!! ». Effectivement, les loutres qui se frottent le bidon et tournicotent dans l’eau, c’est vraiment kawaï (mignon, entendez). Les petits, avec leur bobs aux couleurs de leur écoles, en petit uniforme-short, sont aussi très kawaï, même s’ils sont plutôt bruyants !

 Le parcours se déroule en spirale autour d’un aquarium géant au centre du bâtiment. Au fur et à mesure de la visite, on descend de plus en plus dans les profondeurs, en ayant un point de vue constamment renouvelé sur le grand aquarium. D’autres aquariums plus petits sont placés sur les murs extérieurs.  

Les méduses peuvent être follement superbes, si, si...



Publié à 09:09, le mercredi 17 février 2010, dans bOUts Du mOndE, Japon
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